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JO 2008 : Radi trouve un successeur

 

La délégation marocaine


A l’occasion des Jeux Olympiques de Pékin, jamais le Maroc n’a aligné autant de sportifs dans les épreuves d’athlétisme avec 27 champions inscrits. Une nouvelle génération de jeunes pousses prend la relève de Hicham El Guerrouj et tente de se faire un nom dans la plus grande des compétitions sportives.

Le marathonien Jaouad Gharib et la coureuse Hasna Benhassi (800 mètres) font valoir leur expérience du très haut niveau et remportent une médaille de bronze à Pékin. La jeune garde dont Abdelatti Iguider est le porte-drapeau se met également en évidence. Le champion du monde junior du 1500 mètres (2004) échoue ainsi au pied du podium en obtenant la 5e place.

La boxe marocaine réussit l’exploit de qualifier dix pugilistes à Pékin, un record jusqu’ici inégalé. Mohamed Arjaoui (-91 kg) sort du lot et bute sur l’Américain Deontay Wilder en quarts de finale, au terme d’un combat de toute beauté. Les deux boxeurs terminent à égalité mais c’est finalement Wilder qui est donné gagnant, au grand dam du public présent.

Le taekwondo aurait également pu s’inviter parmi les sports ayant offert une médaille olympique au Maroc. Vice-champion du monde en 2005, Abdelkader Zrouri est trahi par une blessure intempestive. De son côté, Mouna Benabderrassoul chute au second tour alors qu’elle tient pourtant tête à la Française Epangue.

Les judokas Sefouane Attaf et Mohamed El Assri remportent chacun un combat. Une performance insuffisante pour leur permettre d’être éligibles aux médailles. Pour sa part, Sara El Bekri entre dans l’Histoire en devenant la première femme marocaine à représenter le Maroc dans les épreuves de natation.


Ils ont marqué les Jeux


Jaouad Gharib, « l’héritier de Radi »

L’enfant de Khénifra est un athlète complet, capable de remporter une médaille d’or au 10.000 mètres des Jeux Méditerranéens (2001) mais également de briller de mille feux au marathon, une discipline où il donne libre cours à toute l’étendue de son talent.

Double champion du monde sur la distance (2003 et 2005), Jaouad Gharib se fait également un nom dans les plus grands marathons de la planète en terminant 2e à Londres (2005) et à Chicago (2007). 

Le marathon olympique est piégeux. Il est rendu difficile par la moiteur du climat de la capitale chinoise. Abderrahim Goumri, troisième à Londres la même année, et Jaouad Gharib forment la coalition marocaine qui fait front aux redoutables Kenyans Martin Lel et Samuel Wanjiru.

La fin de course se résume à un mano a mano entre Jaouad Gharib et Samuel Wanjiru. Ce dernier, qui décèdera en mai 2011 à tout juste 24 ans, devient champion olympique alors que le Marocain occupe la seconde place. Il rejoint ainsi son illustre prédécesseur, un certain Abdeslem Radi…


Hasna Benhassi, « la passe de deux »

Quatre ans après sa belle participation à Athènes, Hasna Benhassi aspire à devenir la première femme marocaine à remporter deux médailles aux Jeux Olympiques. Pari tenu.

C’est sur 800 mètres que la Marocaine veut une nouvelle fois frapper un grand coup. La nouvelle reine de la distance est une Kenyane, Pamela Jelimo, qui prend le flambeau porté jusqu’ici par la Mozambicaine Maria Mutola.

Hasna Benhassi sait que Jelimo est intouchable mais elle gère la finale olympique avec une rare intelligence. Fidèle à sa façon de courir, la Marocain attend la dernière ligne droite pour passer à la vitesse supérieure. Et de finir en 3e position, atteignant ainsi l’objectif que la championne d’était fixée.




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